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Jigoro Kano
Jigoro Kano naquit à Migake (Japon), à l'aube de l'ère Meiji le 28 octobre 1860 dans une famille de cinq enfants (trois frères et deux sœurs), il était le troisième fils de Jirosaku Mareshiba Kano, un brasseur de saké et sa femme, Sadako. Il se maria avec Sumako Takezoe, fille de Seisi Takezoe qui était ambassadeur du Japon en Corée. Ils eurent neuf enfants, six filles et trois garçons. À neuf ans, il perdit sa mère. Son père fut alors nommé à Tokyo. Collégien puis étudiant brillant, il s'intéressa de près à la culture occidentale. Jigoro Kano arriva à Tokyo en 1871 où il Kano désire adapter le Ju-jitsu à la nouvelle ère. Le Ju-jitsu est une technique de combat à mains nues utilisée par les samouraïs sur le champ de bataille : sa seule vocation est de mettre, vite et bien, un attaquant hors d'état de nuire. Kano cherche à le transformer en un moyen d'éducation du corps et de l'esprit « adapté à l'éducation de toute une nation ». Il renomme sa discipline de Ju-Jutsu (technique/art de la souplesse) à Ju-do (Voie de la souplesse), et fonde ainsi ce qui est probablement le premier Budo moderne. D'autres maîtres suivront en effet son exemple, transformant leur art de « technique » en « Voie ».
Jigoro Kano a réalisé lui même la première démonstration de Judo en France en 1889 lors d'une tournée en Europe. Jigoro Kano a également été nommé le 1er Juillet 1899 au Ministère de la Guerre comme Président du Centre d’Etude des Arts Militaires Japonais, suite au rattachement des arts martiaux (dont le Judo) au ministère. Les liens entre le Judo et la politique furent, à cause de la position de Jigoro Kano et de ses relations influentes, pendant longtemps étroits. Jigoro Kano mourut à 6 heures 30 du matin le 4 mai 1938 d'une pneumonie sur le bateau Hikawa-Maru en rentrant du Caire. Il reçut le 12e dan à titre posthume. Il avait alors 77 ans, et le Judo comptait déjà plus de 100 000 ceintures noires. Source : Wikipedia
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